rastasaka soldat de jah

rastasaka soldat de jah
je ne crains personne même pas les diables de Babylone. car Amour est le seul fil conducteur de ma vie, l'amour est la seule solution aux problèmes de l'humanité.


Blessed Love, I Jah Soldier

# Posté le vendredi 29 juin 2007 09:21

Thomas Sankara discour sur la dette

Thomas Sankara discour sur la dette
Près de 20 ans avant que les instances internationales autorisées, injustement baptisées communauté internationale ne s'en rendent compte ou ne feignent de se résoudre à l'évidence, Thomas Sankara [1949-1987] alors président du Burkina Faso prenait position pour l'annulation de la dette des pays africains. Plaidant l'impossibilité de payer, la responsabilité du système des relations financières internationales hérité de la colonisation et perpétué, il invitait déjà ses collègues africains à une démarche commune contre cette dette scélérate. Sans jamais ignorer les errances politiques africaines propres et leurs délirantes dépenses de prestige, il initiera une réflexion qui fera long feu, et aboutira en partie sans lui... Prophétique, il avait annoncé que si le Burkina seul refusait de payer, lui, Thomas Sankara, ne serait pas à la prochaine conférence des chefs d'Etat africains. On était le 29 juillet 1987, devant le président de séance Kenneth Kaunda de Zambie, Thomas Sankara était assassiné un mois et demi plus tard par son fidèle ami futur président du Burkina Faso. Il n'assisterait effectivement plus jamais à une quelconque conférence de la défunte Organisation de l'Unité Africaine.
Afrikara vous fait découvrir ou relire un texte mémorable et pionnier dans l'acception contemporaine de la dette africaine, texte parsemé de la vision sankariste de l'économie, des classes dirigeantes africaines, du néocolonialisme et de la future Afrique, productrice, consommatrice de ses produits, vaste marché, lieu de prospérité et de dignité.
« Monsieur le président ; Messieurs les chefs des délégations : Je voudrais qu'à cet instant nous puissions parler de cette autre question qui nous tiraille : la question de la dette, la question de la situation économique de l'Afrique. Autant que la paix, elle est une condition importante de notre survie. Et c'est pourquoi j'ai cru devoir vous imposer quelques minutes supplémentaires pour que nous en parlions. Le Burkina Faso voudrait dire tout d'abord sa crainte. La crainte que nous avons c'est que les réunions de l'OUA se succèdent, se ressemblent mais qu'il y ait de moins en moins d'intéressement à ce que nous faisons.
Monsieur le président : Combien sont-ils les chefs d'Etat qui sont ici présents alors qu'ils ont dûment appelés à venir parler de l'Afrique en Afrique ? Monsieur le président : Combien de chefs d'Etats sont prêt à bondir à Paris, à Londres, à Washington lorsque là-bas on les appelle en réunion mais ne peuvent pas venir en réunion ici à Addis-Abeba en Afrique ? Ceci est très important. [Applaudissements] Je sais que certains ont des raisons valables de ne pas venir. C'est pourquoi je voudrais proposer,
Monsieur le président, que nous établissions un barème de sanctions pour les chefs d'Etats qui ne répondent pas présents à l'appel. Faisons en sorte que par un ensemble de points de bonne conduite, ceux qui viennent régulièrement, comme nous par exemple, [Rires] puissent être soutenus dans certains de leurs efforts. Exemple : les projets que nous soumettons à la Banque africaine de développement (BAD) doivent être affectés d'un coefficient d'africanité. [Applaudissements] Les moins africains seront pénalisés. Comme cela tout le monde viendra aux réunions.
Je voudrais vous dire, Monsieur le président, que la question de la dette est en question que nous ne saurions occulter. Vous-même vous en savez quelque chose dans votre pays où vous avez du prendre des décisions courageuses, téméraires même. Des décisions qui ne semblent pas du tout être en rapport avec votre âge et vos cheveux blancs. [Rires] Son Excellence le président Habib Bourguiba qui n'a pas pu venir mais qui nous a fait délivrer un important message donné cet autre exemple à l'Afrique, lorsque en Tunisie, pour des raisons économiques, sociales et politiques, il a du lui aussi prendre des décisions courageuses. Mais, Monsieur le président, allons-nous continuer à laisser les chefs d'Etats chercher individuellement des solutions au problème de la dette avec le risque de créer chez eux des conflits sociaux qui pourraient mettre en péril leurs stabilités et même la construction de l'unité africaine ? Ces exemples que j'ai cités, il y en a bien d'autres, méritent que les sommets de l'OUA apportent une réponse sécurisante à chacun de nous quant à la question de la dette. Nous estimons que la dette s'analyse d'abord de par son origine. Les origines de la dette remontent aux origines du colonialisme. Ceux qui se sont transformés en " assistants techniques ". En fait, nous devrions dire en assassins techniques. Et ce sont eux qui nous ont proposé des sources de financement, des " bailleurs de fonds ". Un terme que l'on emploie chaque jour comme s'il y avait des hommes dont le "bâillement" suffirait à créer le développement chez d'autres. Ces bailleurs de fonds nous ont été conseillés, recommandés. On nous a présenté des dossiers et des montages financiers alléchants. Nous nous sommes endettés pour cinquante ans, soixante ans et même plus. C'est-à-dire que l'on nous a amené à compromettre nos peuples pendant cinquante ans et plus.
La dette sous sa forme actuelle, est une reconquête savamment organisée de l'Afrique, pour que sa croissance et son développement obéissent à des paliers, à des normes qui nous sont totalement étrangers. Faisant en sorte que chacun de nous devienne l'esclave financier, c'est-à-dire l'esclave tout court, de ceux qui ont eu l'opportunité, la ruse, la fourberie de placer des fonds chez nous avec l'obligation de rembourser. On nous dit de rembourser la dette. Ce n'est pas une question morale. Ce n'est point une question de ce prétendu honneur que de rembourser ou de ne pas rembourser.

# Posté le jeudi 28 juin 2007 19:48

Steve Biko destin

Steve Biko destin
Hommage à l'Hon. Steve Biko, Leader anti-apartheid pour
La renaissance du peuple Noir
Le 12 Septembre 1977, l'Hon. Steve « Bantu » Biko
Mourait à l'âge de 30 ans au bout de 16 jours de
Torture suite à son arrestation sans procès avec l'un
De ses amis, Peter Jones, tous deux accusés d' « actes
De terrorisme » par le gouvernement blanc raciste de
L'apartheid, en Afrique du Sud. Inconscient, battu
Jusqu'à perdre connaissance, il avait été transporté
Nu à l'arrière d'une fourgonnette sur plus de mille
Kilomètres. Le magistrat qui jugea l'affaire un mois
Plus tard conclut qu' « à l'évidence, la mort du
Prisonnier ne peut être attribué à un acte relevant
D'une intention criminelle de la part de ses
Gardiens. », Tandis que le ministre de la « justice »
Affirmait que la mort de Steve Biko ne lui faisait « ni
Chaud ni froid ».
Qui est ce héros peu connu par rapport à Nelson
Mandela et qui pourtant tient une place primordiale
Dans le combat pour en finir avec l'apartheid ?

Né en 1946 à King Williams Town
En Afrique du Sud, Steve Biko fait
Des études de médecine dans la
Section réservée aux Noirs à
L'Université du Natal. Elu
Représentant des étudiants Noirs, il
Adhère à un mouvement
Étudiant, le N.U.S.A.S*, mais le
Quitte en 1969 car le mouvement
Est dirigé exclusivement par des
Blancs qui n'ont aucune intention
De changer la situation de
L'homme Noir dans leur pays
Raciste. Il fonde alors avec d'autres
Étudiants la S.A.S.O (South
Africain Students Organisation),
Uniquement composée de Noirs, apportant une aide
Aux masses noires défavorisées et qui va faire
Émerger une nouvelle philosophie, portée par Steve
Biko: le Black Consciousness Movement. Celui-ci
Explique que l'homme et la femme noirs ne pourront
Se libérer de l'Apartheid que quand ils arrêteront de
Se sentir inférieurs aux blancs : « Le mouvement de
La conscience noire se réfère à l'homme noir et à sa
Situation, et je pense que l'homme noir est sujet à
Deux forces dans ce pays.
Il est tout d'abord oppressé par une force externe
Qui s'exerce par l'intermédiaire d'une machinerie
Institutionnelle, au travers de lois qui l'empêchent de
Faire certaines choses, au travers de conditions de
Travail difficiles, à travers une éducation scolaire très
Faible, toutes choses qui lui sont extérieures. Il est
Ensuite oppressé (et c'est ce que nous considérons
Comme le plus important) par une certaine forme
D'aliénation qu'il a développée en lui, il se rejette
Précisément parce qu'il rattache au mot "blanc" à
Tout ce qui est bon. »
La S.A.S.O. est plus directe que l'African National
Congres de Nelson Mandela et ne croit pas aux
Propositions des blancs « libéraux » du pays (le parti
Qui se dit contre l'apartheid), tous les deux
Souhaitant la fin de la discrimination pour que
Blancs et noirs puissent vivre en paix. Steve Biko sait
Qu'il ne peut pas y avoir de paix sans justice, et que
La présence des occidentaux dans le pays a toujours
Été source de violences et d'injustices. Il souhaite faire
De l'Afrique du Sud un pays véritablement Libre et
Noir, et ce par l'action des africains eux-mêmes, et
Non par les faveurs hypocrites et condescendantes
D'une poignée de bureaucrates blancs. En effet, il ne
Peut accepter « le fait qu'une minorité de colons
Impose un entier système de valeurs
Aux peuples indigènes », or si la
Gouvernance et la souveraineté de
L'Afrique du Sud reste entre les mains
Des blancs, même si les Noirs sont
Présents et même s'ils sont majoritaires,
Le pays restera, comme on peut le
Constater aujourd'hui, un modèle selon
La norme occidentale, où les masses
Noires restent assujetties aux blancs
Puisque ceux-ci sont restés les maîtres et
Propriétaires de tout ce qu'ils ont pu
Piller avant et pendant l'Apartheid. De
Plus, en acceptant l'idée de collaborer
Avec des blancs pour la libération des
Noirs, l'homme noir ne fait
Qu'entretenir le préjugé selon lequel il n'est pas
Capable de se prendre en main tout seul, qu'il n'est
Pas assez intelligent ou organisé pour y parvenir lui-même.
Le Mouvement de la Conscience Noire et son
Leader prennent beaucoup d'ampleur et gagnent
Une renommée internationale dans les années 1970,
Alors que les lois de l'apartheid se sont encore
Endurcies, que la plupart des dirigeants de l'A.N.C**
Sont en prison ou sous résidence surveillée et que la
Communauté internationale feint d'envisager de se
Battre contre la politique du gouvernement sud-africain.
La S.A.S.O. se déclare contre toute
Association avec les leaders noirs collaborateurs qui
Travaillent pour le gouvernement de l'apartheid ou
Qui s'en rapprochent sous prétexte de négociations :
En effet, le combat ne consiste pas à « améliorer » le
Système de l'apartheid, mais bien à y mettre fin de même que le Rastaman se bat aujourd'hui pour
faire tomber Babylone de façon définitive et
irrémédiable !
En 1972, Steve Biko lance la B.C.P. : Black Peoples
Convention, qui est similaire à la S.A.S.O. mais pour
les non-étudiants. Cette Convention rassemble de
nombreuses associations noires militant contre
l'apartheid, dont beaucoup prendront une part
active aux émeutes de Soweto. Steve Biko connaît
dès lors les premières persécutions des autorités
contre lui et les siens : il est d'abord exclu de
l'université de médecine, et se consacre alors à des
actions sociales d'assistance et d'éducation dans les
townships***, puis, en 1973, il se voit interdit la prise
de parole en public, et en restreignant ses
mouvements. A partir de cette date, il se retrouve
suivi, surveillé, puis assigné à résidence et
régulièrement arrêté par la police blanche raciste de
l'Afrique du Sud.
Les jeunes noirs répondent cependant présent à son
appel, refusant de subir ou de s'intégrer comme l'ont
fait leurs parents :
c'est la « génération sacrifiée », qui a du renoncer à
des
études, à un travail, pour se battre de toutes leurs
forces pour mettre fin à un système qui broyait les
Noirs depuis des décennies. L'apogée de cette
résistance se manifestera dans le massacre de
Soweto, en 1976, lorsqu'une manifestation d'écoliers
et d'étudiants Noirs contre l'enseignement en
Afrikaans (la langue du colon) est réprimée dans un
terrible bain de sang, devant les caméras du monde
entier.
Steve Biko brave une « mise au secret » de 101 jours
et l'interdiction de parler à plus d'une personne à la
fois et sillonne le Cap Oriental où il a été assigné à
résidence. Accusé d'être un « dangereux anarchiste »
par le gouvernement sud-africain, il est arrêté le 18
Août 1977. Torturé à St Elizabeth, il est finalement
transféré à Pretoria au fond d'une fourgonnette et
déclaré mort moins d'un mois plus tard, soi-disant
des suites d'une grève de la faim.
Nous rendons grâces pour la puissance de cet
homme qui ne plia ni ne fit aucune concession face à
un système bâti sur la haine de l'autre et le
mensonge raciste. La fin du système odieux de
l'Apartheid, la renaissance de l'African National
Congress, le succès de l'Hon. Nelson Mandela et de
l'actuel président Thabo M'Beki ne doivent pas nous
faire oublier l'Hon. Steve Biko, qui fut une véritable
étincelle dans le renversement de l'Apartheid.
L'Afrique du Sud d'aujourd'hui reste profondément
marquée par cette période de plus d'un siècle de
colonialisme, d'impérialisme et de racisme blanc
envers les populations de couleur. Les occidentaux
restent les dominateurs et les africains, qui pourtant
sont sur leurs propres terres, sont toujours oppressés
au quotidien. En ce sens on peut affirmer que
l'Apartheid est encore loin d'être vaincu, et
l'argumentation du Mouvement de la Conscience
Noire reste d'actualité, car comme nous le dit Sa Très
Sainte Majesté Impériale l'Empereur Haile Selassie I
d'Ethiopie : « Tant que la couleur de la peau d'un
homme ne sera pas plus importante que la couleur
de ses yeux, tant qu'il y aura des citoyens de
première et de deuxième classe, ce sera la
GUERRE. »

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# Posté le jeudi 28 juin 2007 19:47

Rosa Parks destin

Rosa Parks destin
Il n'y a aucune loi qui nous oblige à souffrir»
Leona MacCauley, mère de Rosa Parks

Rosa Louise Mac Cauley est née le 4 février 1913 à Tuskegee, Alabama, fille de James Mac Cauley, charpentier, et Leona Mac Cauley, institutrice. Après le divorce de ses parents, elle vit avec sa mère et son frère chez ses grands-parents, dans une ferme. Ses grands parents sont membres de l'église Africaine Méthodiste Episcopale (African Methodist Episcopal Church). Dans son autobiographie, elle relate que, durant son enfance, son grand-père montait la garde devant la ferme, fusil au poing, à cause du Ku Klux Klan (KKK) qui paradait dans les rues de l'Alabama, terrorisait les Noirs, les lynchait et brûlait leurs maisons. Le Ku Klux Klan a brûlé à deux reprises l'école qu'elle fréquentait la « Montgomery Industrial School » qui avait été fondée par des Blancs du Nord pour les enfants noirs.
Son grand-père lui inculque des principes de justice sociale, de dignité et de fierté de ses origines en lui léguant comme viatique la sentence suivante:

«N'accepte jamais les traitements iniques, d' où qu'ils viennent et ne baisse jamais les bras devant l'injustice“.

Toute sa vie, elle est confrontée au racisme quotidien. Dans son autobiographie elle mentionne un fait qui peut paraître anodin mais qui, en réalité meurtrit une âme enfantine: dans la ville, il y avait même des fontaines réservées aux Blancs et d'autres destinées aux Noirs:

„Enfant, je pensais que l'eau des fontaines pour les Blancs avait meilleur goût que celle des Noirs“.

Rosa Parks fréquente l'école primaire réservée aux Afro-Américains qui ne fonctionnait que cinq mois dans l'année. En 1924, à l'âge de 11 ans, sa mère l'envoie à Montgomery « Industrial School for Girls in Montgomery » pour poursuivre ses études. Cinq ans plus tard, elle est obligée d'abandonner ses études pour s'occuper de sa grand-mère et de sa mère toutes deux malades. Rosa éprouve un profond respect et amour filial, pour sa mère, une enseignante, qui lui avait appris à être fière de sa condition de femme noire.

«Sois fière d'être ce que tu es! Deviens quelqu'un qui sera respecté par les autres et qui les respectera aussi »

En 1932, Rosa Mac Cauley épouse Raymond Parks, un activiste dans le mouvement des droits civils et barbier de son état. Il l'encourage à poursuivre ses études secondaires qu'elle achève en 1934. A cette époque, son époux, Raymond était très engagé et collectait de l'argent pour supporter un groupe de jeunes Noirs, les «Scottboro Boys» qui étaient faussement accusés de viols sur deux femmes blanches. Malgré les lois ségrégationnistes, Jim Crow, ils sont tous deux membres de la ligue des électeurs «Voter's League» (1940) qui militent pour obtenir le droit de vote pour leurs frères de race :
«J'ai connu dans ma vie bien des événements dramatiques. J'ai été témoin à plusieurs reprises d'une ségrégation raciale qui s'appuyait sur la loi et, comme beaucoup d'autres, j'en ai terriblement souffert.» Rosa Parks

Vers cette période Rosa Parks obtient un emploi à la base Américaine Maxwell Air Force Base, un établissement fédéral où sa prise de conscience s'accentue. Elle écrit dans sa biographie : «On pourrait dire que la base de Maxwell m'a ouvert les yeux ».

En décembre 1943, les Parks sont membres du mouvement américain pour les droits civiques «American Civil Rights Movement » et militent dans la section de «L'Association pour l'Avancement des Gens de Couleur »le «National Association for the Advancement of Colored People» (NAACP), de l'Alabama, le grand mouvement pour la reconnaissance des droits civiques pour les Noirs. Ce groupe travaillait à démanteler les barrières raciales en matière d'éducation et de transports publics.
De 1930 à 1955, elle travaille comme couturière. En 1943 elle est nommée secrétaire du NAACP. Se remémorant cette période, elle écrit dans son autobiographie:

«J'étais la seule femme là-bas, et ils avaient besoin d'une secrétaire, et j'étais trop timide pour dire non».
De 1965 à 1988, au moment de sa retraite, elle travaille comme assistante du député afro-américain John Conyers.

Rosa Parks : Icône de la liberté et héroïne de la lutte contre la discrimination raciale.
(1913-2005)

“To this day I believe we are here on the planet Earth to live, grow up and do what we can to make this world a better place for all people to enjoy freedom.” Rosa Parks

(Jusqu'à présent, je crois que nous sommes sur la planète Terre pour vivre, nous épanouir et faire notre possible pour rendre ce monde meilleur afin que tout le monde puisse jouir de la liberté.) Rosa Parks.

In memoriam

Rosa Parks, figure emblématique du mouvement de protestation contre la ségrégation raciale, s'est éteinte à l'âge de 92 ans à Detroit (États-Unis). Le courage exemplaire de Rosa Parks commande notre respect. À elle seule, elle a changé le cours de l'Histoire en Amérique et dans le monde. Pourtant, rien ne la prédestinait à devenir l'icône des droits civiques en Amérique et la « Mère » du mouvement qui devait aboutir à l'abolition de la ségrégation raciale en Amérique. Cette femme admirable a joué un rôle indéniable dans l'histoire de la liberté humaine.

Le 1er décembre 1955 à Montgomery (Alabama), Rosa Parks, a eu le courage de dire „NON“ à la ségrégation raciale qui sévissait aux Etats-Unis. Elle a refusé d'obéir à l'ordre que lui donnait le chauffeur d'autobus de céder sa place à un homme blanc et d'aller s'asseoir au fond du bus. Les trois autres Noirs qui étaient là ont cédé leurs places aux Blancs. Rosa Parks reste ferme et refuse de se lever. Son refus, qui constitue une violation du règlement raciste de cet état du sud de l'Amérique, va déclencher le processus immuable de la déségrégation. A l' agent de police qui vient
l'arrêter, elle lui pose la question suivante:

« Pourquoi tant de persécutions?» Ce dernier de répondre: «Je l'ignore, mais la loi et la loi et je vous arrête.»

Rosa Parks est arrêtée par la police et condamnée à payer une amende de 14 dollars. Elle est inculpée de désordre public et de violation des lois locales. En son for intérieur, cette couturière de 42 ans savait, qu'à partir de ce jour-là, « that it was the very last time that I would ever ride in humiliation of this kind ». (Ce serait la dernière fois que je subirais une telle humiliation dans l'autobus).

Rosa Parks eut la permission de placer un appel téléphonique. Elle en profite pour communiquer avec E.D. Nixon, un notable du chapitre de Montgomery de la NAACP. Nixon était vraiment furieux, et cela se comprend, mais il a également compris que Madame Parks pourrait être le symbole parfait de l'injustice qui sévissait dans le Sud. Nixon appelle un avocat libéral Blanc, Clifford Durr, qui accepte de défendre Madame Parks. Après consultations avec l'avocat, son époux et sa mère, Rosa Parks accepte de contester en Cour la loi sur la ségrégation qui avait conduit à son arrestation.
La communauté noire considère cette arrestation comme un scandale, car elle en a assez de cette humiliation permanente, de cette ségrégation dans les transports publics. Dans son autobiographie, Rosa Parks rectifie une des légendes que l'on colporte affirmant qu' elle était fatiguée :

«On a souvent dit que j'avais refusé de céder ma place ce jour-là, parce que j'étais trop fatiguée, mais ça ce n'est pas exact. Je n'éprouvais pas un sentiment de fatigue physique, ou du moins pas plus qu'à l'accoutumée après le travail, qu 'il m'était impossible de bouger les pieds, que j'avais mal aux pieds. Or, ce n'est pas aux pieds que j'avais mal; mais dans mon c½ur d'être humain. Ma fatigue était plutôt morale. J'en avais assez de toujours suivre sans protester les ordres des Blancs J'étais surtout fatiguée de devoir capituler.» Rosa Parks

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# Posté le jeudi 28 juin 2007 19:44

Les Black Panthers révolutionnaire

Les Black Panthers révolutionnaire
Les Black Panthers

«S'il est nécessaire d'organiser une armée de la nation noire,
nous organiserons une armée de la nation noire. Ce sera le vote ou la balle.
Ce sera la liberté ou ce sera la mort.»
Malcolm X


Aux avant-postes des groupes révolutionnaires noirs, le Black Panther Party est apparu en Californie en 1966.
Revendiquant l'héritage de Malcolm X, les Panthères Noires incarnent le rejet viscéral de toute compromission avec ce qu'ils nomment « Amerikkka ». Contrairement au souhait pacifique exprimé par Martin Luther King « faisons un rêve », la réalité s'est rapidement transformée en cauchemar. American Way of Death...

Au cours des années soixante, les rastas sont fortement marqués par le radicalisme contestataire afro-américain. En juillet 1961, Mortimo Planno s'entretient avec Malcolm X.
Originaire de Guyane anglaise, l'intellectuel Walter Rodney est une figure majeure de la contestation noire. Durant les sixties, il noue de nombreuses relations avec les rastafariens.
Rastas et Panthers ont un ennemi commun (« babylon »), mais leurs visions et leurs actions se révèlent néanmoins dissemblables.
Au lion conquérant de la tribu de Juda, les membres du BPP préfèrent un autre grand fauve emblématique de leur lutte : la panthère noire.
Les militants du BPP avancent l'argument selon lequel la communauté afro-américaine, après avoir été déportée et maintenue en servitude pendant quelque 400 ans, est victime de la colonisation, et ce au même titre que les peuples africains. Dès lors, les ghettos noirs sont rebaptisés « colonies intérieures ». En butte aux arrestations arbitraires, aux passages à tabac, à l'ostracisme social et à toutes les pratiques néo-discriminatoires, le peuple noir assiste à la naissance du « Black Panther Party for Self-Defense » à Oakland, en octobre 1966.

« Tout le Pouvoir au Peuple ! »

Co-fondé par Bobby Seal et Huey P. Newton, le BPP publie une plate-forme programmatique en 10 points (lire fin de l'article) et se pose ouvertement comme un parti révolutionnaire. Soucieux d'éviter les bavures et les brutalités policières, les Panthers sillonnent le ghetto et surveillent de près les patrouilles de police lors de leurs rondes nocturnes. Les noirs interpellés par les « pigs » (porcs : les flics) bénéficient d'une assistance juridique gratuite. Les Panthères Noires distribuent des petits déjeuners aux enfants. Des services de garderie, de suivi médical, de transport sont également assurés. Le succès est immédiat et les antennes du BPP apparaissent dans toutes les grandes villes.

Le Black Panther Party s'engage dans une lutte frontale avec le gouvernement américain en recourant aux moyens qu'il lui offre. Les Panthers s'appuient en effet sur la Constitution des Etats-Unis : « Nous croyons qu'il est en notre pouvoir de faire cesser la brutalité policière contre la communauté noire, en organisant des groupes d'auto-défense qui auront pour tâche de défendre notre communauté noire contre l'oppression et la violence de la police raciste. Le second amendement de la constitution des Etats-Unis donne le droit de porter des armes. Nous pensons en conséquence que tous les noirs devraient s'armer pour l'auto-défense. » Se démarquant des positions pacifistes et réformistes de certaines franges modérées de la contestation afro-américaine, les Black Panthers souscrivent aux vues de Malcolm X : « Je suis pour la violence, si la non-violence ne nous conduit qu'à ajourner indéfiniment la solution du problème noir, sous prétexte d'éviter la violence ».

L'auto-défense armée

Le Parti des Panthères Noires opte pour un positionnement légal et officiel. Las de tendre la joue gauche, nombre d'afro-américains sont sensibles aux mots d'ordre du BPP : le temps n'est plus aux déclarations d'intention, l'heure est aux actes. Là où de nombreux leaders de la « cause noire » choisissent le credo de la non-violence (Martin Luther King et le mouvement des droits civiques), les Panthères Noires exhortent leurs frères à « la légitime défense » et à la « contre-attaque ». « La Panthère Noire est un animal qui, lorsqu'il est traqué, recule jusqu'à ce qu'il soit acculé. C'est alors qu'il se précipite sur son ennemi pour engager un combat à mort », souligne ainsi Newton. Conscients et fiers de la portée subversive de leurs actions, les Panthères Noires se préparent au pire. A cet égard, Huey P. Newton affirme : « Nous en sommes au point où il n'y a qu'un seul choix : ou bien accepter le suicide réactionnaire, ou bien accepter le suicide révolutionnaire... Je choisis le suicide révolutionnaire. » Newton désigne par « suicide réactionnaire » toute forme de compromis politique et économique avec l'establishment. Sont ici visés les « Oncles Tom », ainsi que la bourgeoisie noire.

Opter pour le « suicide révolutionnaire » correspond à mourir libre et debout, plutôt que de courber l'échine et survivre comme un esclave : « Si le prix de la recherche de la liberté c'est la mort, alors par la mort nous nous échappons vers la liberté », renchérit Newton. Le combat mortel mené contre les « sbires de la haine » s'engage alors et les échauffourées avec la police de se multiplier.
En 1967, les deux fondateurs du mouvement sont sous les verrous. L'activisme des Panthers est présent sur tous les terrains : un hebdomadaire circule dans toutes les grandes villes, des manifestations sont organisées, la campagne de libération « free Huey ! » bat son plein. Il convient, selon leurs propres termes, d' « enseigner aux masses la stratégie correcte de la résistance ». Dans le ventre de la Bête, au c½ur de la grande « Babylone » (terme que les Panthers utilisent pour désigner l'Amérique), la tactique de résistance élaborée par le BPP s'apparente à celle du Cheval de Troie. Il s'agit donc de détruire le système d'« exploitation capitaliste » de l'intérieur.

Aussi légitimes soient-elles, les revendications des Panthers vont se heurter à la plus dure des répressions. Appuyée par le gouvernement, une campagne de dénigrement et de désinformation présente le BPP comme une milice paramilitaire professant un racisme à rebours. Promue au rang de « menace à la sécurité intérieure », puis d'« ennemi public n°1 », le Black Panther Party est l'objet d'une vaste chasse aux sorcières.

Edgar J. Hoover, l'inamovible big boss du FBI, lance en 1967 le programme secret « COINTELPRO ». Pour Hoover, il importe ni plus ni moins d'éliminer physiquement les Panthers. A ses yeux, un bon révolutionnaire est un révolutionnaire mort. Traqués, encagés, décimés, nombre de Black Panthers sont contraints à la clandestinité. Les procès truqués (manipulation des jurés, faux témoignages) se succèdent et les cautions exigées sont exorbitantes.

L'exemple le plus frappant de ces « prisonniers politiques » reste encore celui de Mumia Abu-Jamal (membre du Black Panther Party, sympathisant de l'organisation Move), toujours incarcéré, malgré les preuves tangibles de son innocence. Montage policier, subornation de témoins, intimidations et partialité judiciaire caractérisent son procès. La justice américaine se refuse à reconnaître ses erreurs et tous les appels déposés par les avocats de Mumia ont été jusqu'alors rejetés. Claquemuré dans les couloirs de la mort, celui que l'on surnomme « la voix des sans-voix » entre dans sa 23ème année de détention*.

Le FBI injectera une dose létale au Black Panther Party. Comme toujours en pareil cas, le parti est infiltré par des agents du Federal Bureau of Investigation, et la paranoïa gagne du terrain. Les agents du FBI usent de tous les moyens pour neutraliser les Panthers : la came et les menaces de toutes sortes s'ajoutent aux diverses tentatives de noyautage et de téléguidage du BPP. Le climat de suspicion et les clivages fratricides parasitent les actions.

Scission et guerre des factions

Ces querelles intestines aboutissent finalement, en février 1971, à une scission du Black Panther Party. La presse et les autorités se régalent. Le BPP se scinde en deux factions antagonistes : une « aile droite » (la direction nationale), représentée par Newton et David Hilliard, et une « aile gauche » (la section internationale), représentée par Eldridge Cleaver en exil à Alger. La première tend à centraliser la direction du parti et procède à la démilitarisation des militants, la seconde accuse le binôme Hilliard-Newton de trahison. Miné par une répression sans précédent, par les conflits de pouvoir et les divisions internes, le Black Panther Party se décompose irrémédiablement.


Le Programme du Parti des Panthères Noires :

1. Nous voulons la liberté. Nous voulons le pouvoir de déterminer le destin de notre communauté noire.

2. Nous voulons le plein emploi pour notre peuple.

3. Nous voulons que cesse le pillage de la communauté noire par les blancs.

4. Nous voulons des logements décents conçus pour abriter des êtres humains.

5. Nous voulons l'éducation de notre peuple, un enseignement qui nous apprenne la véritable nature de la société américaine décadente. Nous voulons un enseignement qui nous apprenne notre véritable histoire et notre rôle dans la société d'aujourd'hui.

6. Nous voulons que tous les noirs soient exemptés du service militaire.

7. Nous exigeons qu'il soit immédiatement mis un terme aux brutalités policières et aux meurtres des noirs.

8. Nous voulons la liberté immédiate pour tous les prisonniers noirs incarcérés dans les prisons et pénitenciers fédéraux, d'état, de comté, et municipaux.

9. Nous voulons que tous les noirs, lorsqu'ils comparaissent devant un tribunal, soient jugés par un jury composé de leurs pairs comme le stipule la Constitution des Etats-Unis.10. Nous voulons la terre, du pain, des logements, des vêtements, la justice et la paix et notre objectif principal : un plébiscite supervisé par l'ONU (Organisation des Nations Unies), se déroulant dans la communauté noire et auquel ne pourront participer que des sujets noirs colonisés, afin de déterminer la volonté du peuple noir quant à sa destinée nationale.

Repères Chronologiques :

- 21 février 1965 : assassinat de Malcolm X à Harlem.
- Août 1965 : Emeutes raciales de Watts.
- Juin 1966 : Stokely Carmichael lance le mot d'ordre : « Black Power ».
- Octobre 1966 : Huey P. Newton et Bobby Seale fondent le Black Panther Party à Oakland.
- Octobre 1967 : Huey Newton est emprisonné pour homicide volontaire.
- 4 avril 1968 : assassinat de Martin Luther King à Memphis. Les émeutes qui s'ensuivent feront trente trois morts.
- 16 octobre 1968 : Les deux médaillés noirs du 100 mètres brandissent le poing à l'occasion de la remise des médailles aux Jeux Olympiques de Mexico.
- Février 1971 : scission dans le Black Panther Party.
- décembre 2006 : malgré son innocence, Mumia Abu-Jamal est toujours enfermé dans les couloirs de la mort.

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# Posté le jeudi 28 juin 2007 19:40